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Une semaine plus tard, voici que le grand jour était arrivé. C'était la première matinée de Trisha en tant que nounou et ce qu'on peut dire, c'est qu'elle était un peu stressée.

Trisha: (Alors...heu...je faisais quoi moi déjà? Ah...oui, manger..alors...)

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Chest, lui, était plutôt décontracté. Comme d'habitude, en fait. Il venait de finir de prendre son petit-déjeuner et s'apprêtait à laver son assiette. Le jeune homme espérait avoir le temps de se doucher afin d'être à peu près présentable lorsque Mr Robiquet viendrait déposer sa fille.

4

Ding dong. Quelqu'un sonna à la porte et, sans attendre qu'on l'invite à entrer, s'engouffra dans la maison. C'était la petite Espéranza accompagnée de son papa. Et oh, surprise, il s'agissait de l'homme à qui Chester avait vendu son album, la semaine précédente (et qui par conséquent, est censé être mort).

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 Une fois Mr Robiquet parti, Trisha commença à faire la connaissance d'Espéranza. La petite était plutôt bruyante et dynamique. C'est très simple, elle ne s'arrêtait jamais de sauter, de courir et piailler.  Pour la canaliser, la nounou en herbe décida de la mettre sur l'un des chevaux mécaniques qui trônaient daus le jardinet.

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 Trisha: Aller! Essaye d'aller plus vite! Il faut dire "hu, cheval!"

Espéranza, battant vigoureusement des pieds: HU! HU DADA!

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 Un peu plus tard dans la journée, après la sieste et le goûter, Trisha emmena de nouveau la petite dans le jardinet. Elles s'y assirent et, face à face, commencèrent à papoter autant que le permettait le langage limité d'Espéranza.

8Trisha: Moi c'est Trisha. Tri-sha. Mais tu peux dire "Titi" si tu veux. C'est plus simple.

Espéranza: MOTO.

Trisha, dans un soupir: Heu...non. C'est pas ça.

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 La journée de Trisha s'acheva lorsque Mr Robiquet vint récupérer sa fille. Le soleil commençait d'ailleurs à décliner, de même que l'énergie de la jeune femme. 

Mr Robiquet, avec un sourire: Ah la-la. C'est dur, hein? Un petit conseil, n'en faites pas!
Trisha: J'en prends note...merci Mr Robiquet...à demain...

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 Pour enfoncer le clou, le fléxible du robinet de la cuisine décida de lacher. C'est tout naturellement Chester qui s'y colla, plissant les yeux afin d'éviter de trop recevoir d'eau dedans. 

Chester, pestant: Plomberie aussi vieille que mon arrière-grande-tante...gnagnagna...camelote...gnagna...

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 Après une bonne heure de lutte acharnée contre le robinet récalcitrant, Chester rejoignit Trish au lit. Cette dernière était épuisée et les légers ronflements qui soulevaient régulièrement la couette ne faisaient que le prouver. Elle ignorait alors qu'elle aurait une mauvaise surprise au réveil...

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de découvrir que Chester était définitivement un gros nul en bricolage.